GAP. expose ses « Estampes de 1971 à 2012 »

Avant et après 1968, ce « mai 68 »... , la trajectoire de GAP. continue.
Le plaisir nourrit la volonté de maîtriser une technique : sérigraphie, gravure, lithographie. Un chemin de rencontres, de partage aboutit à l’édition ; et vice-versa.
L’être humain, la société, le politique tout passe pour GAP. par le corps, la tête, le cœur, et par « ses » mains pour transmettre en la matière une conscience de vie.

Un exemple :
Indonésie, 1972.
Sérigraphie, encres rouge, noir sur différents papiers, 65 x 50 cm.
En 1972, Suharto invité par Pompidou visite la France. Les Tapols, ces prisonniers politiques par milliers sans jugement depuis leur incarcération en automne 65 juste après le coup d’état dont profite Suharto.
Robert est né à Bornéo, alors quoi de plus propice, juste à ce moment donné.

Autre exemple :
Museum/Ségrégation, 1988.
Gravure pointe sèche, encres noir et jaune, rouge, bleu, 56 x 75 cm.Édition 20 exemplaires.
Nous sommes en 1987 à Washington DC, création d’un nouveau musée National Museum of Women in the Arts.
GAP. prend « à bras le corps » ses 2 thèmes de prédilection, à savoir Musée et Claustra.
Les murs ouverts (claustra) posent la ségrégation (genre et musée) avec humour, puisque les claustra par essence laissent passer...
Ségrégation des 3 couleurs primaires : le jaune, le rouge, le bleu, chacune située dans des angles opposés de la gravure.

Et 47 ans après, tout reste si actuel : une lutte qui se perd, une lutte qui revient...
La vie...

 
 

 

TAPOL INDONESIE

GAP. Indonésie 1972 tapol, ou Collier d’émeraudes. 1971/72. Huile sur lin 200 x 200 cm

Indonésie 65/66. Article de Robert aarsse